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mercredi 4 mars 2015

Laissons les chiffres parler, ils ne mentent pas.


Pour remettre au clair quelques idées reçues, j’ai synthétisé le cout de la sécurité sociale en comparant d’une part les cotisations par régime professionnel, et d’autre part les prestations servies en retour.

Pour les cotisations, sur un salaire brut de 3000€ pour un salarié et un revenu brut de 3000€ pour un non salarié (chiffre d’affaires diminué des charges hors cotisations sociales) cela donne :



A noter que si le salarié ne croit payer que 22% de son salaire brut en cotisation sociale, ce qui est un excellent rapport qualité-prix, il paye en réalité indirectement 46% de son cout complet ou salaire super-brut, plus brutalement 85% de son salaire net !
Vous êtes salarié ? Ne préfèreriez-vous pas toucher 4341€ net et payer vous-même votre protection sociale que de ne toucher que 2342€ net ?

Pour un artisan, les cotisations sociales se montent à 31,4% du revenu brut ou autrement dit 45,8% de son revenu net (chiffres d’affaire diminué des charges professionnelles et des cotisations sociales)
Pour un libéral, les cotisations sociales se montent à 27% du revenu brut ou autrement dit 37% de son revenu net.





Les prestations servies en retour sont étonnamment différentes, sans même parler des régimes spéciaux (EDF, SNCF, Assemblée nationale, etc.)



La sécu, universelle et solidaire, puisqu'on vous le dit !

18 commentaires:

  1. Vous commettez une imprécision dans la comparaison des salaires nets/bruts des salariés/non salariés : en effet font partie de la rémunération du salarié les cotisations dites patronales : http://www.insee.fr/fr/methodes/default.asp?page=definitions/remuneration-salaries.htm Dans les deux cas on trouve donc un rapport entre rémunérations brutes et nettes d'environ 50%. Les salariés qui se libèrent récupèrent par conséquent aussi les charges dites "patronales" qui en réalité leur appartiennent.
    Cette distinction de cotisations patronales et salariales n'ont qu'un but : entretenir la confusion existante et masquer aux yeux du public des augmentations de cotisations en jouant sur l'une ou l'autres des parts. Et aussi de déresponsabiliser le salarié : "c'est le patron qui paie" ... Il paie à votre place, avec VOTRE argent. Nuance.

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    1. C'est bien ce que dénonce ce tableau :)

      Soit les politiques avouent que la rémunération d'un salarié intègre les cotisations patronales, soit ils maintiennent que c'est une part purement patronale et alors il faut comparer à partir du brut, comme c'est fait dans ce tableau.

      J'attends avec impatience le jour où les salariés comprendront enfin le vol dont ils sont victimes, et pour lequel on oblige les entreprises à être complices.

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  2. oui, je ne dit pas le contraire. C'est bien pour cela que je parle de salaire complet 'ou super brut). Et oui, un salarié libéré doit théoriquement récupérer son salaire complet (sauf quelques cotisations type allocs familiales, formation, ...).

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    1. Il faut mettre le salaire complet au niveau du revenu brut du non salarié. En fait les cotisations sont équivalentes : 54% de part et d'autre. La conclusion est donc : mêmes tarifs, prestations inégales.

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    2. Voilà c'est ce que je voulais dire dans mon commentaire.

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  3. J’adhère totalement à ce genre de démonstration, c'est tellement flagrant!!
    Simple à comprendre. Merci beaucoup.

    Mais ne devriez vous pas dans le cas du 1er tableau, mettre le super brut à 3000€ puisque c'est le salaire réel total. et inclure la mutuelle pour les 2 cas? que l'on voit réellement où part l'argent.

    Pour le 2e tableau, vous pourriez ajouter le taux de cotisation pour chacun et inclure une catégorie "parlementaires" comme vous le rappelez souvent lors d'interview.

    Bon courage

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  4. on a pas le meme taux de cotisation puisque les salaries ont dans leur taux les cotisations chaumage que n'ont pas les non salaries. Donc a cautisations ( en %) superieures, prestations inferieures.

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  5. Dommage que ces tableaux ne suscitent pas plus de réactions...
    Bonnes ou mauvaises, mais surtout constructives

    Dans votre livre, ça claquerai!!

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    1. ca sera pour l'édition 2016 ;-)

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    2. Vu le nombre de nouvelles "croquignolettes" que vous nous avez déjà servies depuis le début de l'année, ça ne m'étonne même pas!!

      Moi je pense toujours la même chose, faire comme les politiques:
      rabacher, rabacher, rabacher, montrer des tableaux clairs, simples.

      Une citation (de Talleyrand peut-être) dit: qu'un impôt simple à comprendre sera plus facilement acquitté par le peuple plutôt qu'un assemblage illisible de taxes et de redistributions diverses.

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  6. La base de référence est moins simple que cela.
    Et pour être juste dans cette comparaison, il faut citer les bases de références soumises aux assurances sociales.
    Les différents statuts indépendants offrent des possibilités complémentaires sources de revenus que n'ont pas les salariés.

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    1. Quelles sources complémentaires ? Ça m'intéresse, parce que personnellement, je n'en ai aucune..
      Et si vous parlez des dividendes, seuls les dividendes des SAS ne sont pas (encore) soumis aux cotisations sociales.

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  7. Votre exemple est erroné. En effet les cotisations des salariés sont calculées sur un salaire but, celles d'un non salarié sur un salaire net. Ainsi, un non salarié qui perçoit un salaire net de 1620 paye des cotisations RSI de 760 euros par mois et non de 1380. Les chiffres ne mentent pas, mais on peut leur faire dire ce que l'on veut.

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    1. cela fait toujours plus de 46% de cotisations

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    2. En effet, les cotisations RSI sont de 46% du net,. Dans l'exemple du salarié, les cotisations sont de 85% du salaire net (1341+658)/2342. A salaire net égal, les cotisations RSI sont bien plus faibles, ce qui explique la couverture sociale différente.

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    3. Problème, on ne cesse de nous dire que les cotisations patronales ne sont pas des cotisations dues par le salarié...
      Or, pour atteindre ce chiffre de 85% (en réalité c'est plus 83% et 48% respectivement salarié/tns), il faut intégrer les cotisations patronales.
      Donc soit les politiques admettent leur tour de passe-passe en communication sur les chiffres et on avoue enfin le vol massif des salariés, pour lequel on oblige les entreprises à être complices, soit on compare uniquement brut salarié et "brut" patronal.

      Par ailleurs, ne pas oublier qu'un indépendant ne fait quasiment jamais appel à sa couverture maladie, d'où un taux de cotisation complètement déphasé par rapport aux salariés qui y font appel beaucoup plus souvent.

      Enfin, en ramenant ces chiffres à une part du "superbrut" (cotis salariale+patronale), cela donne respectivement 42% et 32%. Une différence beaucoup moins impressionnante, quand on sait ce qui est dit au-dessus et en y ajoutant l'absence de chômage, d'accident du travail, etc...

      Mais j'aime assez l'idée que les gens comprennent enfin qu'un salarié est taxé à (en moyenne) 83% de son salaire net, ça pourrait les aider à comprendre pourquoi les "patrons" (les vrais entrepreneurs hein, pas les pdg du CAC et des grandes entreprises publiques) ne sont pas les gros salopards que les merdias décrivent et galèrent vraiment à sortir des sommes pareil.

      Je fais personnellement l'effort de bien rémunérer mes salariés, au-dessus des conventions collectives, même pour un junior. Mais cet effort nécessite un investissement colossal. Pour 3500€ sortis par la société, seuls 2030€ vont dans la poche du salarié. C'est moins que le salaire moyen français, pour vous donner un ordre d'idée... Sauf que seules les très grandes entreprises bénéficient réellement des aides, donc tout est faussé.

      La seule issue est de cesser la gabegie des caisses de Sécu, de stopper les régimes spéciaux, de stopper le financement opaque et surréaliste des syndicats (ouvriers ET patronaux) et de laisser les entreprises négocier à leur niveau leurs conventions. Et enfin bien sûr, de responsabiliser chacun sur ses dépenses de santé.
      Mais nous savons tous que ce ne sera pas fait. La chute du pays va donc se poursuivre, et s'accélérer.

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  8. Bonsoir,

    Intéressant tableau avec un bémol cependant: d'où vient de chiffre du taux de remplacement pour les fonctionnaires ? Il me semble que dans leur cas, c'est 75% du traitement des six derniers mois, hors primes (hors régimes spécifiques tels que gendarmes et policiers). On est donc loin d'un taux unique, et encore plus loin des 90%+ mentionné dans le tableau.

    Cordialement

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    1. oui j'ai corrigé avec 75%, j'avais pris la fourchette haute des taux de remplacement qui sont de 90% voir plus chez certaines catégories de fonctionnaires meme hors regimes spéciaux. La moyenne convenue par consensus est bien de 75% des 6 derniers mois hors prime. Mais nous savons tous que des augmentations ont toujours lieu la dernière année... J'en ai profiter pour ajouter les différences en réversion qui aggravent encore la chose.

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