A l'intention des nouveaux arrivants sur le blog

Avertissement :

Ce blog, n’a aucune intention d’inciter les assujettis à refuser de se conformer aux prescriptions de la législation de la sécurité sociale, notamment de s'affilier à un organisme de sécurité sociale ou de payer les cotisations et contributions dues. Bien au contraire, ce blog réaffirme l’obligation de s’affilier à UN organisme de sécurité sociale, pour l’assurance maladie et l’assurance retraite, dans le respect des directives européennes et de leur transposition dans le droit français.

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Face à l'afflux de demandes d'information je vous prie de bien vouloir consulter les différents sites d'informations listés à droite "pour en savoir plus" et en particulier les vidéos qui répondent aux questions les plus courantes.

Vous pouvez commencer par prendre des informations sur le mouvement des libérés et ensuite poser vos questions soit dans le groupe Facebook des libérés de la sécu ou dans le forum des libérés

Bien évidemment je vous invite à lire mon livre "Je quitte la Sécu" qui répond à nombres de questions juridiques, économiques et pratiques.

En dernier recours laissez moi un message par le formulaire contact.

lundi 23 septembre 2013

Episode 17 - Discours devant les étudiants de European Student for Liberty PARIS

Retranscription de mon discours à la conférence EUROPEAN STUDENT FOR LIBERTY Paris du 14 Septembre 2013 qui m'a fait l'honneur de m'inviter.

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Certains m'ont lu dans les épisodes de la série "Je quitte la Sécu" relayés par Contrepoints. Derrière l'auteur anonyme, il y a bien un homme qui témoigne devant vous. Je ne suis pas un économiste, encore moins un philosophe ou un théoricien de la pensée libérale. Ils font tous très bien le boulot.

Je vous invite à passer de la théorie à la pratique en témoignant de votre parcours vers plus de liberté, sans chercher à convaincre ou polémiquer, sans cri et sans fureur et surtout … sans certitudes, si ce n'est celle que ce que je fais est bon pour moi.

Tiens, à ce propos, qui parmi vous connaît Max Stirner ?

Né en 1806 et mort à 50 ans, Max Stirner est un philosophe allemand considéré comme un des précurseurs de l'existentialisme et de l'anarchisme individualiste, bien qu'il ait lui-même toujours refusé le qualificatif d'anarchiste.

Sa philosophie est un réquisitoire contre toutes les puissances supérieures auxquelles on aliène son « Moi ».

Stirner exhorte chacun à s'approprier ce qui est en son pouvoir, indépendamment des diverses forces d'oppression extérieures au Moi.

Son œuvre principale, qui s'intitule "L'Unique et sa propriété", s'ouvre et se termine par la même affirmation : « Je n'ai basé ma cause sur rien.» A l'instar de Max Stirner, je vous déclare donc que "je n'ai basé ma cause sur rien !"

Mais alors pourquoi quitter la Sécu ? me direz-vous. La réponse tient en deux mots : "Pourquoi pas ?"

Pour comprendre cette réponse lapidaire, il faut remonter le temps.

J'ai remarqué que la vie se rythmait par tranches de 15 ans.

De 0 à 15 ans, éducation : on est éduqué, sans pouvoir choisir, comme un petit animal que l'on dresse.

De 15 à 30 ans, instruction : on s'instruit, en choisissant ses études, ses centres d'intérêts, ses stages puis ses premiers boulots.

De 30 à 45 ans, construction : on construit sa famille (j'ai une femme et 5 enfants) et son travail (j'ai créé une 1ère société de conseil qui est montée à 100 personnes en 10 ans, puis une 2ème, où nous sommes actuellement 20). Etre maître de son propre métier, c'est déjà une liberté énorme.

Arrivé à 45 ans, on est à une demi-vie. A l'instar d'une célèbre publicité pour du café, on se dit : "What else ?" pour les 15 prochaines années.

Certains changent de vie, de femme, de métier, de pays… Pour ma part, je suis fier de ce que j'ai construit et j'ai décidé de consolider mes constructions. Ceux parmi vous qui font des études de physique le savent : on n’est stable que sur 3 appuis et non 2. Donc la famille et le boulot, ça ne suffit pas. Il faut un 3ème pilier pour consolider la position.
45 – 60 ans, consolidation. J'aurai pu choisir un hobby, une quête, une cause, comme celle du libéralisme.

J'ai choisi de me consolider, Moi l'unique, comme dit Max Stirner, en agissant à mon niveau, dans mon quotidien, pour mon bien. Car au final, quand les enfants sont partis, quand on est à la retraite (si on y arrive), que reste-t-il à part soi-même ?

Une des actions visibles que je mène dans cette consolidation est de me libérer des monopoles illégaux que sont l’assurance maladie de la Sécurité sociale et la retraite par répartition.

Je le répète, je n'ai pas la prétention de militer pour la fin de ces monopoles. Pour moi ils sont déjà finis, donc je les quitte !

Nombre d'entre vous, conditionnés par l'éducation civique, les corps intermédiaires et les médias, pensent que la Sécu est un organisme d'État : il n'est est rien.

Depuis 2001, le monopole de la sécurité sociale a été abrogé. Depuis la signature des directives européennes 92/49/CEE et 92/96/CEE, entièrement transposées dans la loi (lois nº 94-5 du 4 janvier 1994, nº 94-678 du 8 août 1994 et 2001-624 du 17 juillet 2001), les régimes de sécurité sociale maladie et retraite sont en concurrence avec les organismes d'assurance européens, permettant de s'assurer librement.

Même si ce fait est encore contesté par ces organismes sous prétexte d’être des régimes légaux non visés par ces directives, la Cour de justice de l'Union européenne a, depuis, clairement défini dans son arrêt PODESTA ce qu'est un régime légal, et établi que les régimes de sécurité sociale, et notamment le RSI, ne le sont pas. Par conséquent tout le monde peut s'assurer librement pour les risques maladie et retraite partout en Europe et ainsi arrêter de cotiser au RSI.

Par ailleurs vous êtes exonéré de CSG, de CRDS et d'URSSAF (sauf pour les allocations familiales), parce que vous ne faites pas partie du système social français.

Chaque jour des centaines de personnes quittent les régimes de sécurité sociale, et notre Mouvement pour la Liberté de la Protection Sociale grandit actuellement de façon exponentielle, les citoyens français étant arrivés à la limite du supportable vis-à-vis des prélèvements sociaux et fiscaux.

En s’appuyant sur ces textes de loi, nous avons la chance d'aboutir à une diminution des charges et de retrouver le droit de vivre des fruits de notre travail.

Cette démarche est fondée, et beaucoup se sont libérés depuis plusieurs années déjà. Ces libérés de la Sécu (ainsi se nomment-ils) ont pu sauver leur entreprise, et gagner en pouvoir d’achat au lieu de cotiser toujours plus pour toujours moins de prestations.
Cette bouffée d’oxygène est due au fait que les cotisations sociales (CSG, CRDS, RSI et assurance maladie liées à la profession, URSSAF, caisses de retraites professionnelles) ne sont plus obligatoires.

Outre les risques que l'on m'oppose concernant ma couverture maladie, mais qui ne concerne que moi, le principal reproche qui m'est fait est celui d'un déni de solidarité.
Là encore, l'État entretient la confusion entre assurance et solidarité autour de ces prestations dites sociales. En bon libéral, je dirai qu'une solidarité qui n'est pas librement choisie mais imposée est simplement... un impôt.

Soit on l'accepte et on paye l'impôt, soit on quitte le pays pour un autre où ce taux d'imposition (ou de solidarité) est plus faible.

L'assurance maladie comme toute assurance doit être payée par des cotisations. Théoriquement en fonction de votre niveau de risque et de couverture. En effet, pourquoi irais-je payer une cotisation plus élevée pour les risques que prend mon voisin en faisant du ski, du VTT en forêt, en ne faisant pas attention à sa santé.

Au contraire, si je fais attention à ma santé, si je ne fume pas, je mérite un bonus ! Donc si l'assurance est payée par des cotisations, la solidarité doit être payée par l'impôt.

A titre personnel, en restant en France, j'accepte implicitement que ceux qui ne peuvent pas payer (de bon droit) leur assurance à cause de la faiblesse de leur revenu et/ou de leur niveau de risque non choisi en raison d'une affection dont ils ne sont pas responsables (handicap, longue maladie) bénéficient d'une solidarité pour qu'ils puissent être correctement soignés.

On pourrait donc imaginer que chacun choisisse son assurance, paye sa cotisation selon son risque et que, pour des raisons de solidarité propres au cadre social de notre pays, l'impôt serve à payer le complément de cotisation permettant de s'assurer.

D'ailleurs, les économies que je fais sur mon assurance maladie privée augmentent d'autant mon revenu imposable : je suis donc encore plus solidaire qu'avant en ayant quitté la Sécu !

De même, la retraite reste obligatoire mais on a le choix de cotiser à l'assurance vie européenne de son choix, avec la certitude que ce qui a été cotisé sera récupéré, avec intérêt, et, cerise sur le gâteau, de pouvoir sortir en rente mais aussi en capital, et de pouvoir transmettre ce capital à qui l'on souhaite. Ce qui n'est pas le cas de la retraite par répartition dont on ne sait pas ce qu'on va en percevoir, et que vos ayants-droits ne peuvent récupérer, pas même votre conjoint dont le principe de réversion ne lui octroie que 54% !

Je ne m'étendrai pas plus longtemps sur mon aventure et celle de la dizaine de milliers de libérés comme moi.

Vous pouvez vous renseigner sur le site www.qlss.fr , suivre l’actualité surwww.facebook.com/CommentQuitterLaSecuriteSociale 

Après votre décision, vous serez suivis, si vous le souhaitez, par le MLPS, 165 rue de Rennes 75006 PARIS.

Une fois libérés vous viendrez nous rejoindre surwww.facebook.com/groups/lesliberesdelasecu/ 

En conclusion, pour me relier avec mon introduction et passer de la théorie à l'exercice de votre liberté :

N'attendez pas l'homme providentiel.

N'attendez pas le parti providentiel.

N'attendez pas le grand soir libéral.

Retenez une chose, une seule chose de tout ce que je viens de vous dire : "Soyez le changement que vous voulez voir dans le monde.” (Gandhi)

Comment faire ?

Pour cela je vous donne cinq leviers d'actions concrètes :

Sauvez-vous vous-mêmes ! Ne cherchez pas à sauver les autres.

Tombez les masques ! En vous découvrant vous vous découvrirez.

Recherchez et choisissez ! Ne laissez pas les superstitions et les théories vous aveugler.

Voyagez ! Si vous êtes au mauvais endroit, à la mauvaise époque, changez au moins d'endroit.

Vivez ! Vivez chaque jour comme le premier jour du reste de votre vie.

Et surtout…

Soyez forts !

Laurent C.

10 commentaires:

  1. "la retraite reste obligatoire mais on a le choix de cotiser à l'assurance vie européenne de son choix, avec la certitude que ce qui a été cotisé sera récupéré"

    Désolé, mais cette affirmation est fausse.
    Vous ne pouvez aucunement garantir la "certitude que ce qui a été cotisé sera récupéré".
    Dire que vous pensez avoir la certitude serait plus exact. Que vous avez personnellement toute confiance dans le marché boursier est aussi votre droit le plus strict. Au-delà, ce n'est plus une vérité.

    Les assurances vie sont soumis aux mêmes aléas du marché que n'importe quel autre acteur économique, ainsi qu'aux aléas de décisions gouvernementales. Elles peuvent aussi bien croître et gagner au jackpot, que tout perdre sur un pari malheureux ou faire face à des saisies ou impôts confiscatoires.
    A mon sens, la part de hasard reste la même que dans le régime de retraite par répartition, d'ailleurs.
    Mais cela ne contredit en rien vos arguments, sur le fait de pouvoir disposer d'un capital à verser à sa femme par exemple.

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  2. Dans le retraite par répartiion je ne contrôle rien meme pas la valeur actuelle de mes droits à retraite. On est a 1,4 cotisant pour un retraité. Arrivé à 1 pour 1 imaginez vous que votre pension sera payé par un seul actif ? J'y croit pas un seul instant et les jeunes, à raison, refuserons cela, déjà qu'on leur laisse une grosse dette...

    Avec une assurance vie privée je sais combien j'ai au jour le jour, je peux en sortie, faire varier mes versements, et surtout choisir dans quoi ils sont placés. Après je prend effectivement la responsabilité de faire les mauvais choix de placement mais au moins ce sont mes choix.
    Et en particulier j'ai choisi d'avoir zéro placement en obligation d'état que les dits états ne remboursement jamais.

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  3. Débat sur la retraite par répartition vs capitalisation ? ^^

    Le problème du nombre de cotisants par rapport au nombre de retraités est exactement le même dans les deux cas, ne l'oubliez pas. S'il n'y a pas assez d'actifs pour ravitailler le marché des capitaux, il n'y aura logiquement pas assez de capitaux pour que les retraités puissent transformer leurs titres en pensions.

    Mais bon, il faut rester optimiste dans les 2 systèmes : les progrès de la robotisation devraient palier à moyenne échéance le manque de main d'oeuvre pour s'occuper des personnes âgées, et les progrès de la productivité et du rendement devraient permettre d'assurer les pensions (comme dans l'agriculture, où en un siècle, on est passé de 50% de la main d'oeuvre à 2%, pour fournir encore plus de nourriture).
    Donc pour moi, le débat sur la retraite devrait plutôt se focaliser sur ce qui différencie vraiment les deux systèmes (nature, type de risque, éthique, solidarité vs gestion individuelle, retrait d'un capital vs pension mensuelle, etc...), car chacun a des avantages et des inconvénients. Et peut-être, ô miracle, pourrait-on imaginer une troisième voie qui aurait plus d'avantages que d'inconvénients, en particulier de moins pénaliser la génération qui entre sur le marché du travail et galère pour subvenir aux systèmes actuels (les deux systèmes existants dans différents pays, avec au final ce même problème) ?

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  4. Au fait, je ne l'ai pas encore fait, mais merci, vraiment, pour la tenue de ce blog. Il est très enthousiasmant de pouvoir suivre vos démarches, de "vivre" à travers vos comptes-rendus cette aventure dans les méandres de l'Administration, et d'apercevoir vos motivations, vos ressentis et les idéaux qui vous animent.

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  5. Bonjour,
    je suis avec intérêt l'avancement de vos démarches. En effet, en tant que jeunes entrepreneurs, nous nous posons avec mes associés la question de quitter sécu et retraite française. Cependant je me pose une question : étant jeune (29 ans), je ne peux prédire que j'aurais la chance d'être dans ma situation actuelle toute ma vie, on arrête pas de nous le dire ... on ne sait pas de quoi l'avenir sera fait. Que se passerait-il en cas d'arrêt de notre société ? que se passerait-il si un jour nous retrouvions le statut de salarié ?
    Dans tous les cas, je vous remercie de partager votre expérience avec nous.

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    1. Merci de votre interet et soutien. Si vous devenez salarié vous serez automatiquement a la secu. Il faudra donc resilier votre assurance privee si vous etiez sorti du RSI. Sinon vous passerez du Rsi a la secu automatiquement (normalement...)

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    2. Bonjour,

      En redevenant salarié et en ayant cotisé à des assurances santé et retraite privées, ne faut-il pas demander à son employeur de nous reverser les parts salariales et patronales ponctionnées à la source et justifier cette demande auprès de l'URSSAF par les justificatifs de cotisation donnés par ces organismes ?
      Que l'on soit TNS ou salarié ou autre statut, nous ne sommes pas obligés d'adhérer à la sécu.

      Merci laurent pour ce blog que je dévore !!!!

      On est avec vous.

      Stéphanie

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    3. Oui les salariés peuvent theoriquement sortir en recuperant leur salaire + charges patronales + salariales
      Voir www.qlss.fr

      Merci du soutien !

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  6. Encore un autre hold up : http://www.romandie.com/news/n/_SuisseSecurite_sociale__les_frontaliers_vivant_en_France_devront_y_cotiser_RP_300920132141-18-405228.asp

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    1. Et un autre hold-up qui dure depuis 30 ans :
      http://www.rollingstone.com/politics/news/looting-the-pension-funds-20130926

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